Mobilisées pour le financement de l’économie, les banques françaises
mettent 96 milliards d’euros à la disposition des TPE/PME
Réunis à l’Elysée aujourd’hui, les dirigeants des banques françaises
ont réaffirmé la mobilisation des réseaux bancaires pour financer l’économie
en 2010 et développer une offre de crédit correspondant aux besoins des
ménages et des entreprises. Ils ont solennellement alerté les pouvoirs
publics français sur la menace pour le financement de notre économie
que représenteraient les futures règles du Comité de Bâle sur les fonds
propres.
Un bilan très positif en 2009
En 2009, les banques ont largement accompagné le financement de l’économie
française avec une croissance globale de l’encours de crédit de +2,7%
pour les établissements ayant signé une convention avec l’Etat et ce,
malgré la chute de l’activité. La croissance des crédits aux ménages
s’est élevée à +4,5% et même si les crédits à l’ensemble des entreprises
sont en recul de -1,1%, les crédits aux TPE/PME indépendantes ont augmenté
de +2,7%.
Toutes les enquêtes récentes soulignent globalement la satisfaction des
TPE/PME à propos de leurs relations avec les banques ainsi que la fréquence
élevée de leurs contacts.
Enfin, en termes d’octroi de crédit, la France se situe au meilleur rang
dans la zone euro tant pour les ménages que pour les entreprises.
Les banques françaises mettent 96 milliards d’euros à la disposition des TPE/PME pour 2010
Les banques françaises ont annoncé qu’elles allaient mettre à la disposition
des TPE/PME une enveloppe de crédits à court terme de 58 milliards d’euros.
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Ce montant s’ajoute à une enveloppe de 38 milliards d’euros de crédits
nouveaux à moyen et long terme. Au total, les banques françaises mettront
à la disposition des entreprises 96 milliards d’euros de crédit en 2010,
ce qui représente plus de 3% d’augmentation par rapport à l’année précédente.
Les banques françaises affirment également leur objectif de répondre
dans un délai de 15 jours aux demandes de financements de besoins courants
dès lors que le dossier reçu est complet.
Enfin, les banques françaises ont pour objectif de mobiliser au mieux,
selon leur organisation propre, leurs dispositifs nationaux ou régionaux
pour renforcer davantage le capital des TPE/PME.
La réglementation prudentielle ne doit pas nuire au financement de l’économie
Les banques françaises ont actuellement la capacité d’accompagner leurs
clients grâce à la qualité de leurs fonds propres. Elles ont rappelé
à cet égard qu’il était essentiel de veiller à ce que la future réglementation
prudentielle, tant en termes de fonds propres que de liquidité, n’empêche
pas les banques françaises et européennes de financer l’économie et que
son application ne les handicape pas dans la concurrence internationale.
En effet, la part du financement des entreprises par les banques est
beaucoup plus élevée en Europe qu’aux Etats-Unis où les entreprises se
financent davantage sur les marchés. Or les propositions du Comité de
Bâle de décembre dernier auraient un impact très négatif sur le financement
de l’économie et la croissance, et donc sur l’emploi. Les propositions
de Bâle ne doivent pas remettre en cause un modèle de financement qui
s’est, au demeurant, révélé solide pendant la crise.
Contacts :
Colette Cova – tél : 01 48 00 50 07 – e-mail : ccova@fbf.fr
Lénaïg Kerjean – tél : 01 48 00 50 70 – e-mail : lkerjean@fbf.fr
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