Lexique

 

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Titrisation.

La crise s’est propagée au secteur financier par le biais du mécanisme de titrisation, opération par laquelle les organismes de crédit subprime ont pu revendre leurs créances et ainsi se refinancer tout en réduisant leurs risques.

Les créances étaient regroupées dans des « véhicules » de financement et transformées en titres négociables « ABS » (Asset Backed Securities) souscrits par des investisseurs. Ces titres ont fait parfois l’objet d’une nouvelle titrisation, en étant « mélangés » avec des titres de meilleure qualité.

Les titres ainsi émis, appelés « CDO » (Collaterised Debt Obligations) étaient très prisés des investisseurs. Lorsque les ménages se sont retrouvés dans l’incapacité de rembourser leurs prêts, leur valeur s’est écroulée.

Subprime.

Type de prêts hypothécaires, gagés sur le logement de l’emprunteur, accordés à des foyers à la situation financière instable. Ils ont permis à toute une catégorie d’américains d’accéder à la propriété.

Pour les créanciers, les prêts subprime étaient considérés comme individuellement risqués mais globalement sûrs et rentables. Cette perception reposait sur une hausse rapide du prix de l’immobilier. Si un emprunteur ne pouvait pas payer, le prêteur récupérait son logement et le revendait.

Tant que le marché immobilier montait, un ménage en difficulté avait la possibilité de revendre son bien pour rembourser ses dettes. Mais lorsque le marché s’est retourné, cela n’a plus été le cas.

En outre, les prêts subprime étaient souvent à taux d’intérêt bas et fixes pendant les deux premières années avant de s’ajuster au taux du marché sur le reste de la période d’emprunt, provoquant ainsi des difficultés de remboursement pour les emprunteurs à faibles revenus.

Ratio de solvabilité des banques.

C’est le rapport entre les fonds propres d’un établissement bancaire et l’ensemble des risques qu’il encourt, ces risquent étant pondérés en fonction de leur intensité.

Le ratio de solvabilité repose sur l’idée que les fonds propres sont garants de la solvabilité de la banque face aux pertes que les risques pris sont susceptibles d’engendrer.

Marché interbancaire (ou monétaire).

C’est celui qui permet aux banques de se prêter de l’argent entre elles.

Il est régi par plusieurs taux. Les plus connus sont le Libor (taux bancaire offert à Londres), les Fed Funds aux Etats-Unis et l’Euribor qui sert de référence pour la zone euro.

Ils peuvent être calculés au jour le jour ou à échéance plus lointaine. Ils évoluent en fonction de l’offre et de la demande, les banques centrales interviennent avec leurs outils (taux et apports de liquidité) pour réguler si nécessaire les besoins du marché.

Liquidités.

On dit d’une valeur ou d’un marché qu’il présente une forte liquidité si les transactions sont nombreuses et garantissent de pouvoir rentrer (acheter) et sortir (vendre) à tout moment.

Liquidité bancaire : la liquidité d’une banque est caractérisée par sa capacité à faire face aux demandes de liquidités de ses clients, c’est-à-dire à rembourser les dépôts exigibles à très court terme.

Fonds propres.

Notion prudentielle intégrant, outre les capitaux propres, les titres hybrides comme les actions de préférence et les titres subordonnés.

Un niveau minimal de fonds propres est requis pour chaque banque en fonction des risques auxquels elle s’expose (voir ratio de solvabilité).

Banque de détail.

Une banque de détail est une banque qui exerce une activité de crédit et d'offre de produits de placements auprès de clientèles individuelles :

particuliers, professions libérales, entreprises de petite taille (commerçants, artisans,...) ou de taille moyenne (PME, PMI), collectivités locales et associations, par opposition aux banques travaillant auprès des grandes entreprises, au contact des autres banques et sur les marchés financiers.

Banque d'affaires.

Le terme « banque d’affaires » (ou « banque d’investissement ») est la traduction française de « invesment bank ».

Après la crise de 1929 aux Etats-Unis, une loi bancaire a imposé une séparation entre les banques commerciales, dites aussi de détail, qui traitent avec les particuliers et les PME, et les banques d’investissement, et ce afin de protéger les économies des déposants.

Cette séparation, qui n’est plus obligatoire mais qui est restée dans la pratique, est aujourd’hui à l’origine des graves difficultés de firmes américaines comme Lehman Brothers ou Merill Lynch.

En effet, elles dépendent exclusivement pour se refinancer du marché bancaire, tandis que les banques de détail peuvent aussi transformer les dépôts des particuliers en crédits.