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Les banques françaises ne prêtent plus

 
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Le crédit est un revenu indispensable pour les banques. Depuis la crise elles ont continué à faire des crédits et à en refuser suivant les mêmes méthodes qu’avant.

 

Les banques françaises se sont engagées à augmenter le volume global de leurs crédits de 3 à 4% sur 2009.

 

Le Crédit Agricole Provence Cote d’Azur enregistre d’ores et déjà une progression de +6,3% de ses encours crédits d’août 2008 à août 2009.

 

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Tous les banquiers ont perçu des bonus

 
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Le Crédit Agricole Provence Côte d'Azur est une banque de détail. Elle exerce une activité de crédit et d'offres de placement auprès de ses clients. Ce n'est pas une banque d'investissement. A ce titre, aucun de ses dirigeants ni salariés n'a perçu de bonus dans le cadre de ses activités.

 

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Les banques françaises sont responsables de la crise

 
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La crise est née aux Etats-Unis où la volonté politique était de faire du crédit un droit pour tous. Cette volonté s’est matérialisée par le développement de crédits immobiliers « subprimes » (crédits hypothécaires gagés sur le logement des emprunteurs) destinés à favoriser l’emprunt de ménages à faibles revenus.

 

En 2007, on comptabilise près de trois millions de foyers américains qui bénéficient d’un crédit subprime et qui sont en situation de défaut de paiement.

 

Avec la baisse du marché immobilier, c’est tout le système qui s’effondre.

 

L’utilisation du mécanisme de la titrisation de ce type de crédits a ensuite transféré les risques à toute la sphère financière, américaine d’abord, puis internationale.

 

En France, malgré une volonté politique forte de s’inspirer du modèle américain, aucune banque française n’accepte de faire de crédit subprime. Au cours de cette période, les banques conservent leurs critères d’octroi (analyse de la capacité de remboursement de l’emprunteur) tout en développant le crédit dans des proportions moins élevées que les banques américaines.

 

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Les banques françaises fonctionnent comme les banques américaines
et connaissent les mêmes difficultés

 
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Non... Les systèmes bancaires français et américain sont très différents. Ces différences expliquent qu’à ce jour, contrairement aux Etats-Unis, aucune banque française n’est en faillite, ni même en déficit financier.

 

Les systèmes bancaires français et américain sont très différents :

 

1. En France, les crédits sont accordés en fonction de la capacité de l’emprunteur à rembourser. Aux Etats Unis, un prêt est accordé sur la base de la valeur hypothétique du bien financé avec le plus souvent des taux révisables qui génèrent des évolutions d’échéances importantes.

2. En France, les banques doivent collecter de l’épargne pour faire des crédits, quand les prêteurs américains sont, en grande partie, des organismes qui ne collectent pas et qui doivent donc immédiatement se faire remobiliser leurs créances, par des techniques de titrisation.

3. En France, les exigences de fonds propres, via le Ratio de Solvabilité Européen, imposent aux banques d’avoir des fonds propres élevés si elles veulent prêter. Il n’y a pas cette même exigence aux Etats-Unis.

 

De ce fait, les banques françaises sont plus solides que les banques américaines. Ces différences fondamentales expliquent qu’à ce jour, contrairement aux Etats-Unis, aucune banque française n’est en faillite.

 

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Les banques françaises sont en faillite

 
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Il n’y a pas de banque en faillite en France. Les banques françaises sont touchées par la crise et doivent faire face à de moindres résultats. Il ne faut pas confondre « provisions pour dépréciations » et « pertes ».

 

Pour pallier au risque de ne pas recouvrer une partie de leurs créances en cas de difficulté de leurs clients, elles ont réalisé d’importantes provisions pour dépréciation qui ont pénalisé leurs résultats. Ces provisions pour dépréciation ne sont pas à confondre à des pertes. Elles correspondent juste à une charge calculée.

 

Rappelons que le groupe Crédit Agricole totalise 1,1 milliards d’euros de résultats au premier semestre 2009.

 

La Caisse Régionale Provence Cote d’Azur, quant à elle, réalise un résultat net de 58,4 millions d’euros au premier semestre.

 

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L’aide de l’état va coûter de l’argent au contribuable français

 
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Le gouvernement a pris 2 mesures principales :

 

- La mise en place d’un « guichet vert » (2 tranches de 10,5 milliards d’euros) pour permettre aux banques en bonne santé d’augmenter leurs fonds propres et de faire davantage de crédits.

 

- Le renfort de la liquidité sur le marché interbancaire : la SFEF (société de financement de l’économie française) a annoncé 320 Mds d’euros de garantie donnée par l’Etat.

 

>> Concernant le renfort des fonds propres des banques (2x 10,5 milliards d’euros) :

Ce n’est pas une aide gratuite sur fonds publics mais un dispositif de prêts à taux élevés. Les 10,5 premiers milliards d’euros du gouvernement ont été souscrits avec un taux d’intérêt de 8%. L’Etat a ensuite proposé une « seconde tranche » à 12%.  Le Crédit Agricole a décidé de ne pas souscrire à cette 2ème tranche, son niveau de fonds propres lui permettant d’envisager sa politique crédits avec sérénité.

 

>> Concernant le renfort de liquidité (320 milliards d’euros) :

 

En réalité, seulement 100 milliards ont été libérés à ce jour pour fluidifier le marché interbancaire. Il s’agit de garanties, et non pas d’aides. Ces garanties sont elles aussi rémunérées par le système bancaire.

 

A l’heure d’aujourd’hui la SFEF n’émet plus.

 

Dans tous les cas, ces mesures ne coûteront pas un euro au contribuable français et devraient rapporter à l’Etat 2 Mds d’euros.

 

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