Alors que l’image des banques n’a jamais prêté autant à controverse,
le Crédit Agricole Provence Côte d’Azur met en avant sa différence.
Mais n’est-ce pas, au final, qu’une énième technique de communication ?

P.B. Que reproche-t-on aux banques de façon générale ? D’abord de proposer des produits ou des services dans leur propre intérêt sans véritablement se préoccuper de celui du client;
pour cela, d’inciter leurs commerciaux à vendre tel produit plutôt que tel autre par des systèmes d’objectifs ou de commissions qui laissent peu de place à la prise en compte des véritables besoins de leurs clients;
et enfin, d’être toujours présentes dans les bons moments de la vie, lorsqu’il y a des placements à faire par exemple, et à l’inverse, systématiquement absentes lors des passes difficiles.
En toute humilité mais en même temps avec beaucoup de fermeté, j’affirme, point par point, que notre attitude est à l’opposé de ce type d’agissements. C’est un choix stratégique.

 
  A l’opposé de la rentabilité à tout crin...    

La rentabilité est pourtant bel et bien au centre de votre métier, au coeur de votre action ?

P.B.
Bien sûr, nous ne sommes pas des philanthropes, mais nous avons décidé, depuis déjà dix ans,
de nous débarrasser des vices de la rentabilité à court terme.
Car la rentabilité à court terme n’est pas une stratégie en soi, c’est une démarche d’optimisation sans avenir.
A l’opposé de la rentabilité à tout crin, nous avons fait de la Banque Personnalisée pour Tous une stratégie de fond, où l’intérêt de la banque et celui du client sont liés.

  La Banque Personnalisée Pour Tous répond aux besoins de nos clients  

Sur quelles bases, dès lors, reposent votre développement et la gestion des comptes des clients ?

P.B.
Nos conseillers ont pour mission de vendre « le bon produit, au bon client, au bon moment. »
Ce n’est ni un slogan publicitaire choc, ni de la communication creuse. C’est une réalité dans
les agences du Crédit Agricole Provence Côte d’Azur. Nos commerciaux, aussi ahurissant que
cela puisse paraître aux professionnels du monde bancaire, aussi incroyable que cela puisse paraître
au public, ne sont pas intéressés aux types de produits qu’ils proposent, ni sous forme d’objectifs,
ni sous forme de commissions.
Que l’on délivre une carte « premier prix » ou une carte « internationale toutes options », cela n’a
aucune incidence sur la rémunération de l’agent. Et il en va de même pour tous les produits
de toutes nos gammes. Seuls doivent être pris en compte les besoins réels des clients.
Cette attitude, qui rétablit le lien vertueux qui doit unir la banque à son client, n’empêche pas des
résultats financiers largement positifs, puisque nous sommes de très loin la banque financièrement
la plus solide de toute la région PACA.
La Banque Personnalisée pour Tous, qui prend en compte les intérêts et les besoins des plus fortunés comme des plus modestes, est notre réalité : elle accompagne la fidélité du client et renforce notre attractivité.

Cette notion de banque « loyale » a toutefois du mal à s’imposer. Pourquoi ?

P.B.
Parce qu’elle va à l’encontre des méthodes pratiquées et donc de tous les préjugés.
Peut-être aussi, parce que nous n’avons pas suffisamment fait connaître notre démarche.
Pourtant, nous avons compris, et l’expérience nous donne raison, qu’une véritable stratégie de développement passe nécessairement par la mise en place de pratiques fondées sur l’utilité.
Utilité pour nos clients, utilité pour nos territoires.
Ce n’est pas de la naïveté, c’est au contraire la loi la plus dure des marchés :
si vous n’êtes pas utile, vous disparaissez.
Un rappel de simple « Bon Sens » que le capitalisme moderne ferait bien de ne pas oublier.